Gorges d'Olduvai

Les gorges d’Olduvai constituent l’un des plus importants complexes de sites préhistoriques d’Afrique de l’Est. Elles ont livré des industries lithiques, des vestiges fauniques et des Hominidés fossiles dont les âges sont compris entre 1.8 million d’années et 400’000 avant le présent.

Les gorges d’Olduvai entaillent le versant Est de la vallée du Rift, dans la plaine du Serengeti au Nord de la Tanzanie. Aussi, elles se situent à proximité de la frontière kenyane, dans l’aire de conservation du Ngonrongoro.

Si le lieu a souvent été considéré comme le « berceau de l’humanité », il ne faut pas perdre de vue que les groupes humains préhistoriques étaient probablement présents dans de nombreuses régions d’Afrique. Ceci dit, à Olduvai, une conjonction de facteurs favorables a permis la conservation puis la redécouverte et l’étude de témoignages directs ou indirects de leur existence.

Chasser avec les Haza

Les Haza sont une population de chasseurs-cueilleurs d’Afrique de l’Est. Ils vivent en Tanzanie centrale, autour du lac Eyasi dans la vallée du Grand Rift, près du plateau du Serengeti.

Ils sont les premiers habitants connus de Tanzanie. Leur présence sur les rives du lac Eyasi remonte à près de 40 000 ans. Leur population s’élève à environ 1000 individus, dont 300 à 400 chasseurs-cueilleurs qui vivent comme leurs ancêtres il y a des dizaines de milliers d’années, avant l’invention de l’agriculture.

Les Haza n’ont ni règles ni calendrier. De plus,  ils n’ont ni cultures, ni bétail, ni abris permanents. Ils sont parmi les derniers chasseurs-cueilleurs d’Afrique. Les fruits, les baies et les racines rapportés par les femmes prévalent sur le gibier dans le régime alimentaire des Hazas. Les hommes, eux, récoltent du miel et chassent à l’arc.

Avec un guide qui parle leur dialecte (langue composée majoritairement de «clics», proche de celle des bushmen dans “les Dieux sont tombés sur la tête” pour ceux qui s’en souviennent !) les plus curieux auront la possibilité d’aller chasser avec les hommes de la tribu Hazabé. Pour info, les Haza chassent pour se nourrir et vous invitent à les suivre… ils ne pratiquent pas de chasse sportive !

Soyez prêts ! Ces chasseurs-cueilleurs sont agiles, rapides et ne manqueront pas de vous surprendre, à plus d’un titre !

Rencontrer les Datoga

Les Datoga sont d’habiles artisans, traditionnellement forgerons; ils produisent des outils divers, des têtes de flèches, des bijoux.

Les membres de cette tribu s’occupent de leurs chèvres, ânes, quelques poules mais surtout des bovins, qui sont leur plus important animal domestique. Ils sont proches de la culture Maasaï : la viande, la graisse, le sang, le lait, la peau, les cornes, les tendons et les excréments de chaque animal a son utilité pratique ou rituelle.

Les Datoga sont d’anciens nomades, ils se nourrissaient alors principalement de lait et de ses produits dérivés et conduisaient leur bétail là où leurs besoins nutritionnels les emmenaient.

De nos jours, la plupart des Datoga exploitent un lopin de maïs et parfois de haricots et de millet. Ils vivent dans une région semi-aride où il est difficile de trouver de l’eau, la plupart du temps non-potable pour nos standards.

Mto wa Mbu

En chemin entre le lac Manyara et le cratère du Ngonrongoro, vous vous arrêterez dans le village de Mto wa Mbu.

Accompagnés d’un guide de l’office du tourisme local, vous longerez les culture de riz, de bananes, traverserez le village près de l’église, des écoles, pourrez goûter à la bière de bananes, admirer les sculpteurs sur bois et prendre un repas dans un restaurant local.

Ne manquez pas de demander à votre chauffeur-guide de vous faire goûter les délicieuses bananes rouges, que je n’ai trouvées que dans ce village (et ce n’est pas faute d’avoir cherché ailleurs !).

Pour autant que vous soyez sur place le 22 du mois, ne manquez pas non plus d’aller faire un tour à l’immense marché où tous les Maasaï de la région se retrouvent pour vendre leurs produits artisanaux ainsi que tout un tas de bric-à-brac !

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